Eolrune 10 Brumelune 1663 (Cycle du Léviathan d'Émeraude)

Nous somme au début du printemps, la matinée est pluvieuse par une douce bruine humide et fraiche. Alex, Sam et moi avont pris la soirée à échanger sur leur destination et ils se retrouvent au matin avec leurs affaires pret à partir… enfin presque !

Sam tente de négocier avec Ashlee pour mettre à jour la carte qui va à la Caverne de Valver, au nord… sans succès. Puis il va à la garnison voir si quelqu’un serait intéressé par une carte plus complète des environs. Capitaine Bethany, une halfling ici depuis une trentaine d’années, ne semble pas très motivé par une telle chose, sans être contre non plus !

Alex et Kian vont préparer l’âne, Croquette, le bouchonner et le seller pour le départ. De retour, les trois compagnons prennent la route vers le Nord.

Après une petite heure de marche, nous voyons dans la prairie un homme à genoux au sol qui semble tenir quelque chose dans ses mains. Alors que l’on s’approche, il dépose le chien à terre et se lève, sa chemise de lin rouge de sang. Le berger s’appelle Denisse et il vient de trouver son chien éventré ici, « comment vais je pouvoir regrouper mes moutons sans lui, j’en ai jusqu’au soir ? Voulez vous m’aider ? »

Une inspection du chien me montre qu’il est mort… éventré et a eu plusieurs coups de mâchoires sur son corps sans que j’arrive à identifier précisément l’opposant. Aucune trace au sol, puisque nous venons de marcher dessus / dedans et avons tout effacer de l’affrontement ici.

Sam ne se sens pas l’âme du berger et préfère que nous le laissions à ses moutons. Alex est mitigé, avec l’ane, ce serait plus simple, mais… Parti à la recherche de traces en d’autres lieux, je me retrouve en haut de la colline et décide de faire peur aux moutons pour renvoyer ceux qui sont ici vers le berger… et là, c’est le drame !

Les moutons courent dans tous les sens et finissent par me foncer dessus. Je fuis devant la multitude et échappe miraculeusement au troupeau. Alors que je reprend son souffle, je vois les moutons disparaitre un peu plus loin, se jetant dans une ravine. Alex voyant cela, tente de galoper et de s’interposer entre le troupeau fou et la ravine, sans succès. Sam observe placidement la diminution du troupeau. Je tente une nouvelle fois de limiter les dégats et cette fois fais fuir dans l’autre sens le restant des moutons pris de folie. En bas, dans la ravine, une dizaine de moutons sont mort ou en train d’agoniser. Denisse, tombé en montant la colline, arrive enfin et constate les dégâts. « Il faut que vous m’aidiez à remonter tout ca, j’ai perdu ici la moitié de mon troupeau. »

Et me voici de nouveau tentant d’aider. Je descend dans la ravine et réalise une petite plateforme en bois pour entreposer les moutons dessus. Heureusement nous disposions de cordes ! Alex tire le chargement du haut de la ravine avec l’ane, le tout monte jusqu’à arriver presque en haut avant de rompre et tomber… sur moi. Je bande ses muscles alors que les moutons retombent sur lui et l’aspergent de laine, de graisse et d’entrailles. Je finis par sortir les griffe et la tête du tas de mouton, Alex criant pour savoir s’il vie encore. « Oui oui, sans dommages, juste poisseux ! »

Denisse est désemparé, désespéré. « ha des aventurier j’en ai vu mais des comme vous… Laisser moi, j’aurai pas dû vous demander d’aide vous allez encore tout gâcher. Merci, je vais me débrouiller seul maintenant et tenter de ramener les moutons sans plus en perdre. »


Nous repartons vers le nord, étonné de la tournure des évènements… comme dit Sam, chacun son métier ! Devant l’odeur que je transporte, Sam me demande à plusieurs reprise de me laver… moi, un Rakashan ! Pfff, ok, c’est vrai que je pue… nous croisons un étang après une nouvelle heure de marche et je me lave rapidement… une toilette de chat suffira.

Après l’étang se trouve les collines de la pabeuge où de nombreux Aurock pessent dans un calme étonnant. La pabeuge est une sorte de trefle riche que les Aurocks aiment beaucoup en fin d’hiver afin de reprendre des forces. Il s’agit de collines verdoyantes, vallonnées et arborée qui disposent d’une faune importante en petits animaux, et oiseaux de proie.

En haut d’un colline un peu plus haute que les autres, nous voyons la Pierre fendue, une grande pierre de plus de trente mètres de haut fendue en son milieu sur toute sa verticale. Impressionnant.

Un chemin à peine visible et surement très ancien existe vers le Nord Est. Je vois au loin un arbre double dépassant légèrement de la foret, surement à 2h de marche. Discret et attentif, nous prenons cette direction, laissant la communauté d’aurochs sur ces vertes collines. Le jour descend et alors que je mène Croquette en lui caressant le museau en ronronnant doucement.

Après une trentaine de minutes de marche, nous ne voyons plus rien… la couverture nuageuse et la pluie fine ne nous permettent pas de voir plus loin que… ben rien. Alex comme Croquette sont aveugles et je suis surpris de l’être aussi. Après plusieurs minutes d’échange pour savoir si nous restons ici, reprenons le chemin avec une torche, allumons un feu de camps… Sam prend le premier tour de garde dans cette nuit noire.

À la fin de son tour, il réveille Alex qui ne voit rien troubler son tour de garde lui non plus. Il me réveille et je reste sur la branche que j’ai choisi pour ma nuit. Attentif à mes pensées dirigées sur mes compétences de berger. C’est plusieurs sifflement de flèches qui m’alertent et je réveille mes compagnons en descendant de l’arbre. Six Gobelins nous attaquent ! Je vais passer ce désagrément sous silence, le combat fut épique et sans la présence de Croquette, le groupe serait surement mort !

Les Gobelin sont de petites créature d’un peu plus d’1m de haut, équipés d’une armure de cuir, d’un petite lance et d’un arc court avec flèche. Ils sont habiles et adroit aux maniements sans disposer d’une grande force. Une à deux blessures ont suffit à les tuer. Chose étrange, ils disposaient tous d’un collier ouvragé avec un symbole de l’empire dessus. Etrange.

Alors que le jours se lève nous nous remettons de nos, heu, mes blessures. Un repas des rations nous redonne de l’énergie et nous voyons les Arbres siamois à 200 mètres de notre position. Le temps est maintenant clair, sans pluie ni nuage. Les arbres sont deux sécoïas qui ont fusionnés. En leur branche se trouve des petites cabanes rudimentaires pouvant accueillir des créatures de 1m à 1m20 max. Elles sont assez nombreuses et complètement abandonnées, en mauvais état. Je “cache” dans l’une de ces cabanes trois arcs courts et des carquois de flèches, bien à l’abris du temps et de la pluie

Dans l’écorse des arbres se trouvent gravées, deux flèches montrant le Sud Ouest avec la lettre R et le Nord Ouest avec les lettres LA. Nous imaginons qu’il s’agit de Rochebrune et des mines indiquées par Ashlee.

Nous reprenons la route vers le nord-ouest. Le chemin est assez facile à suivre et sans encombre. Nous mettons quelques heures pour arriver aux mines. Du chemin par lequel nous arrivons, une pancarte est visible, vieille, délabrée dont l’écriture est illisible. Après quelques minutes à nettoyer la mousse dessus, nous lisons Mine de Lord Asriel (Merci Alex !)

Une large ouverture dans la colline, deux rails qui entrent et un wagonnet sur l’extérieur, plein de terre, rouiller et de guingois. Des traces de bipèdes se trouvent sur l’espace dégagé devant la mine, sans que j’arrive à déterminer de quoi il s’agit… une créature entre 50 cm et 2m50 de haut, surement ! Sam ne désire pas explorer l’entrée aussi nous continuons vers le nord.

Après un petit bout de chemin, nous trouvons un petit cairn, sur lequel je pose une pierre complémentaire avant de continuer. 2h de plus d’ascension et nous arrivons sur un petit plateau dégagé avec une large ouverture, environ 3m de haut et 10m de long, et une plaque de métal avec une écriture inconnue dessus. Proche de cette entrée, un mosolet de 2m50 de long et 1m de large. Nous imaginons qu’il s’agit de la tombe de Péverelle : un livre à couverture de cuir portant son nom et un symbole religieux se trouvesur le mausolée. Alors que Alex fait une copie de l’écriture, que Sam fait une prière. Je souhaite, au départ, prendre le livre pour le restaurer mais Sam, sage, m’invite à le laisser là afin de ne pas attirer les foudres du défunt sur moi. Je le repose donc et complète le cairn en pierre pour couvrir et protéger la tombe. J’ajoute un cercle de pierre autour, surement histoire d’en faire un peu plus.

Je vais chercher un lieu pour la nuit à venir : le jour est en train de tomber… Je trouve un site proche de l’entrée de la grotte, à l’est un peu surélevée et protégée des intempéries. Le lendemain, nous rentrons en réalisant aux points stratégiques du chemin, des petits Land Art, ces monticules de pierre qui balisent les chemins en montagne. La nuit suivante aux Arbres siamois se passe sans encombre, puis nous rentrons à Rochebrune.